Le lion & le rat (Le Tref & l'Aucube)

Comme disait Joffre, je les grignote !
Dans ton cul
Malheureusement, l'esprit répand parfaitement l'art. C'est ainsi que l'amour se délite, se précipitant vers le futur de l'imagination
Caporal de Bol ::
Le lion & le rat (Le Tref & l'Aucube)

17 Juillet 2006 ::

« Le complot de Rekin : l'enquête - 3ème partie »

:: Nombril

Après une année d'accrochages erratiques et plutôt anecdotiques avec mon voisinage, je ne réalisai pas encore le caractère diabolique du complot. Mais les infamies s'accumulant, je dus me rendre à l'évidence. Voici donc livrées, pêle-mêle, les diverses ignominies dont je fus et suis encore la bien innocente victime.

Evoquons ainsi le cas de la voisine du dessus : cette dame âgée, sous des dehors bien charmants, a pris l'exaspérante habitude de véritablement inonder sa terrasse, et ce pour diverses raisons, au rang desquelles l'on trouve principalement l'arrosage estival quotidien de ses plantes, et le nettoyage maniaque et hebdomadaire de ses dalles.

Ce faisant, la charmante mamie inonde ma propre terrasse sans vergogne, ainsi que tout ce qui s'y trouve, en particulier du linge censé y sécher. Aussi est-il devenu périlleux de l'y laisser : la peur aux tripes, il ne faut pas quitter des yeux ces innocents caleçons, ces virginaux tee-shirts, et ces naïfs pantalons, qui ne demandent qu'une seule chose, sécher en paix. La moindre seconde d'inattention, et c'est la punition divine qui s'abat ! Le déluge détergent de la mamie du dessus !


Preuve à charge n°3a : bas d'un balcon "normal", n'ayant subi aucun excès (gâchis ?) d'eau


Preuve à charge n°3b : bas du balcon de la mamie, couvert de traces de moisissures, dues aux inondations récurrentes

Un jour que je m'étais levé du pied gauche, je m'en fus trouver la vieille peau... non : la vieille bique... non plus : la croulante... hem : l'innocente et charmante grand-mère, afin de lui faire part de mes bien amicales doléances. Avec force propos mielleux et pincettes sucrées, j'amadouai donc la vieille dame, lui demandant poliment et avec toute la mansuétude et tout le respect dus à son aînesse si elle pouvait faire attention à ses arrosages massifs (aussi massifs que des bombardements défoliants américains au dessus du Vietnam, pensai-je alors).

La gentille et douce mamie fit un mea culpa des plus convainquants, et promit, tout en affirmant cependant qu'elle ne s'était point rendue compte des désagréments qu'elle provoquait, qu'on ne l'y prendrait plus. Et c'est ainsi que je m'en retournai dans mon logis, le front haut, le torse bombé, et la fierté gonflée de ne m'être point laissé marcher sur les pieds, tout en ayant arrangé la situation de façon fort courtoise.

Grand mal m'en prit, la vieille peau... eeuh : la diabolique mamie reprit les arrosages à grandes eaux deux jours plus tard.

- Suite au prochain épisode -

finipe, 20h25 :: :: :: [3 obscénités]