Le lion & le rat (Le Tref & l'Aucube)

Pour votre santé, évitez de grignoter
C'est ce qu'on dit
En vérité je vous le dis, l'envie escalade irrémédiablement le respect. Par là même, l'amitié s'enrichit en évitant le secret du rationalisme
Jean-Sol Partre ::
Le lion & le rat (Le Tref & l'Aucube)

7 Avril 2012 ::

« Omaha bitch »

:: Paparatzi

La semaine dernière, je décidai inopinément de regarder à la télé (honte sur moi) la cérémonie du 65ème anniversaire du débarquement de Normandie, embellie de la présence de Barack himself. Soyons honnête, j’ai trouvé Sarko plutôt bon. Enfin en tous cas, j’ai trouvé plutôt bon celui qui avait écrit son discours.

Ceux que j’ai trouvés nettement moins bons en revanche, ce sont les journalistes, mais me direz-vous, ce n’est pas un scoop. Celle qui m’a ulcéré en particulier, c’est la grognasse inconnue au bataillon qui a interviewé un vétéran français qui avait débarqué à Omaha avec les Américains, détail intéressant puisqu’il se dit généralement que les seuls Français à avoir débarqué le 6 juin sont les 177 commandos marine, dits « commandos Kieffer » qui attaquèrent le casino de Ouistreham après avoir débarqué à Sword Beach avec les britanniques.

La journaleuse demande donc à ce monsieur « ce qu’il a ressenti lorsqu’il a débarqué », question puissante s’il en est, tant on se doutait bien qu’il n’allait pas dire qu’il avait le cœur léger et l’humeur blagueuse. Le monsieur ne tient donc pas compte, du moins dans un premier temps, de la requête, et préfère se présenter, commencer à dire d’où il vient et, probablement, projette-t-il de révéler comment il en est arrivé là. Je dis probablement, car bien entendu la grognasse ne va pas le laisser finir. Pourtant, ç’aurait été intéressant, justement, de savoir ce qui l’avait amené à porter l’uniforme américain et à se retrouver sur Bloody Omaha en plein carnage. Mais foin de ces considérations historiques, car il est vrai que les téléspectateurs qui regardent cette émission sont sans doute bien loin d’avoir le moindre intérêt pour l’histoire. A peine parle-t-il depuis quelques secondes que cette ****** lui coupe la parole comme une mal embouchée, lui faisant bien comprendre qu’elle se tape royalement de ce qu’il était en train de lui dire, et elle lui ressert sa question gag. Le voilà donc bien obligé de rentrer dans le moule et de répondre des lieux communs.

J’aimerais savoir, une bonne fois pour toutes, pourquoi les journalistes interrogent des gens s’ils ne veulent pas les laisser répondre.

Alors bien sûr, il est fort possible que cette brave sous-fifre n’ait pas décidé ça toute seule. Probablement a-t-elle reçu dans son oreillette un ordre lui demandant de le faire taire et qu’il réponde seulement à la question, merde. C’est pas comme si c’était un des derniers témoins vivants francophones de cette tragédie, quand même !

Ou peut-être tout simplement son temps était-il compté et savait-elle qu’elle devait rendre l’antenne coûte que coûte au bout d’une minute et vingt deux secondes.

Mais curieusement, le temps de Jean-Claude Narcy, pour notre plus grand malheur, n’était pas compté, lui. Et personne n’était là pour le faire taire lorsqu’il expliquait que Mme Michelle Obama et Mme Carla Bruni Sarkozy étaient vraiment bien assorties car elles portaient toutes les deux une superbe robe blanche, même si l’une des deux tirait un peu plus sur le blanc crème…



Obama et l'un de "ses deux téléscripteurs translucides qui le suivent dans tous ses déplacements"
(copyright "les super scoops de Jean Claude Narcy")


Copyrat draleuq 2009

draleuq, 13h26 :: :: :: [0 assertion inepte]

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