16 Mai 2012 ::
« Brigade Spéciale de Répression de l'Ecole Buissonnière - 1 »
:: Professorat
13 h 30, premier indice
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DrrRrrrRrrring
- Ecole Machin, draleuq j’écoute ?
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Oui, bonjour, Mme Blondas, maman du petit Matteo qui est en CM1. En passant devant l’école en rentrant du travail ce midi, j’ai eu la surprise d’y trouver mon fils en train d’attendre l’ouverture des portes alors qu’il était sensé être à la cantine. J’aimerais avoir des explications.
- Eh bien c’est très simple madame, il n’a pas dû s’inscrire pour la cantine ce matin.
-
Mais mon fils mange tous les jours à la cantine !
- Vous l’avez spécifié par écrit à l’enseignant ? Car si tel n’est pas le cas, le système habituel, en vigueur dans toutes les écoles de la ville, s’applique : l’enfant signale lors de l’appel du matin s’il mange ou ne mange pas à la cantine, et nous lui faisons confiance. Le midi, les enfants de plus de six ans qui ne mangent pas à la cantine peuvent rentrer chez eux seuls.
-
Ah bon ? Mais nous sommes nouveaux de cette année, et je ne savais pas que ça marchait comme ça.
- Il n’est tout de même pas resté devant l’école depuis 11 h 50 ?
-
Non. Il est rentré à la maison, il a sa clef qu’il utilise le soir. Et puis il est retourné à l’école assez vite, et c’est là que je l’ai vu. Du coup je l’ai ramené chez moi pour m’assurer qu’il mange correctement, et je l’ai renvoyé à l’école ensuite…
- Bon. Voulez-vous que je dise à l’enseignant de bien s’assurer tous les midis que Matteo reste bien avec les enfants de la cantine ?
-
Oui, je vous en remercie.
- Ce sera fait dès cet après-midi. Au revoir madame.
13 h 45, l’intuition qui mène au crime
Je me dis que je pourrais attendre la récréation de l’après-midi pour aller dire ça à l’instit’ concerné, histoire de ne pas le déranger en pleine classe. Pourtant, une petite voix venue de l’intérieur me dicte d’y aller quand même.
J’y vais donc, je le fais sortir dans le couloir pour lui expliquer à l’abri des oreilles indiscrètes. Il me laisse finir puis me dit :
- Mais il n’est pas là cet après-midi.
- Ah ? (gloups) Bon, eh bien je vais me mettre à sa recherche et je te tiens au courant.
Je téléphone donc au domicile de Mme Blondas. Pas de réponse évidemment. Je téléphone ensuite sur son portable, sans plus de succès. Je laisse un message lui annonçant la « bonne nouvelle » et lui laissant mon numéro de portable (personnel bien entendu, car je pense qu’il faudra attendre le prochain déluge avant que l’on ait un portable professionnel) en lui indiquant que je me lance à sa recherche. Je téléphone à son travail, pas davantage de réponse. Je ne me démonte pas et j’appelle la grand-mère, indiquée sur la fiche comme « personne à joindre en cas d’urgence ». Elle décroche, je lui explique.
- Qu’est ce que vous voulez que je fasse ? conclut-elle.
Je lui dis alors d’essayer de joindre sa fille de son côté, que moi pendant ce temps je fais le chemin inverse entre l’école et le domicile.
J’appelle le chef ensuite, comme il se doit lorsqu’un élève est « dans la nature », et pour le prévenir que je me lance à sa recherche vu que je ne suis pas sensé sortir de l’école et que si jamais il m’arrive quoi que ce soit dehors et que personne n’était prévenu, j’en prendrai pour mon grade.
Le chef me fait tout raconter depuis le début, me questionnant dans les moindres détails, me faisant me demander par moments si c’est moi qui cause pas clair ou quoi, pour finir par conclure :
-
Donc l’élève a quitté son domicile et n’est jamais arrivé à l’école ? Donc il n’a pas fugué de l’école ?
- Bien sûr que non, il n’a pas fugué. Notre responsabilité n’est pas engagée.
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Aaaaaaaaaaaaaaah ! (soulagement nettement audible, limite si on attendrait pas en substance un petit : « donc c’est pas notre problème, il peut crever, on n’ira pas en taule… »)
- Je peux quitter l’école pour partir à sa recherche, donc ?
-
Euh, oui, bien sûr, faites donc ! Et tenez moi au courant sur mon portable. Je suis en réunion là, mais laissez-moi un message (notez l’habile manœuvre pour faire semblant de s’intéresser à son sort).
14 h 00, la traque commence
Je fais donc le chemin en sens inverse, à pied. Mme Blondas me téléphone en chemin, morte d’inquiétude comme on s’y attend. Elle vient d’avoir le message en arrivant au travail, du coup elle s’apprête à repartir chez elle. Je lui dis que je l’y rejoins.
Pas de trace du môme en route, ni vivant, ni blessé, ni agonisant, ni mort. J’arrive à l’adresse, c’est un petit immeuble de deux étages encadré par deux boutiques, dans une rue commerçante, une de fringues et une de décoration intérieure.
Je me dirige vers l’interphone : pas le moindre nom sur les étiquettes des 6 appartements. Je sonne à tous les appartements, les uns après les autres. Pas la moindre réponse.
Je commence l’enquête de voisinage. La boutique de déco d’abord. Le genre de boutique qui pue l’encens et la lavande, bourrée d’objets dont la laideur n’a rien à envier à l’inutilité, presque toujours déserte et dont tu te demandes comment elle n’a pas encore fait banqueroute. La vendeuse, une blonde peinturlurée et manucurée de frais, visiblement tout étonnée de me voir, vient à ma rencontre. Je lui explique la situation et lui demande si elle n’a pas vu un gamin traîner dans le coin ce midi. Elle est désolée, mais elle ne savait même pas qu’un enfant vivait là.
Je me retourne donc vers la boutique de vêtements pour femmes, dont on devine aisément le style rien qu’à voir l’âge moyen des quelques clientes qui hantent les rayons. Faut dire qu’on est en début d’après-midi et en semaine, et il n’y a guère que les retraités qui peuvent faire du shopping dans ces horaires.
Je répète donc mon histoire, mais évidemment la boutique est exiguë et ma voix porte, donc tout le monde entend et accourt pour apporter non pas son témoignage déterminant, mais ses impressions et sa compassion sincères :
- Oh la la, ben dites donc, c’est inquiétant ça, avec les choses qui s’passent de nos jours, hein…
- Ah, m’en parlez pas ! Et quel âge il a ce p’tit gars ? 9 ans ? Eh beh, c’est quand même un monde ce qu’ils peuvent oser maintenant les enfants. Vous vous seriez imaginée faire ça, vous, quand vous étiez gamine ?
- Cré non !
- Ah pour sûr, vous avez un métier de moins en moins facile, mon brave monsieur. On vous souhaite bien du courage !
Je m’éclipse après les avoir saluées et remerciées pour leur collaboration certes peu productive, puisque naturellement aucune des vendeuses ni des clientes n’avait vu quoi que ce fût. Préoccupé et pensif, je fais les cent pas sur le trottoir tel
un gigolo le commissaire Maigret. Mme Blondas n’arrive toujours pas, et j’ai beau être dans une avenue, l’enquête est dans l’impasse…
Copyrat draleuq 2008
draleuq, 18h28 ::
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:: [0 constatation éclairée]
8 Mai 2012 ::
« Technicolor »
:: Les dérapages du rat
draleuq, 18h16 ::
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:: [2 assertions ineptes]
6 Mai 2012 ::
« J'm'en fous ch'rai mort, alors ! »
:: Paparatzi
Mission accomplie ! Voici venir la dernière chronique rééditée (tout en étant inédite, que voulez-vous rien n'est simple) de cet interminable quinquennat du Sarko-show... Comme promis, j'ai fini avant (eh oui, quelques heures avant, c'est quand même avant !) sa réélection, et peut-être même avant sa défaite. Je m'explique : en allant voter ce midi, j'ai fait une expérience mystique. Dans l'isoloir, j'ai confectionné un petit avion en papier avec le bulletin Sarkozy. En sortant, je l'ai lancé en l'air en me disant : peut-être que le lieu où il atterrira sera un signe. Et après avoir virevolté quelques instants au dessus de la route, il s'est écrasé tout droit... dans le caniveau. Moi je vous dis, c'est de bon augure !
Pour exécuter de grandes choses, il faut vivre comme si on ne devait jamais mourir.
Luc de Clapiers, Marquis de Vauvenargues.
C’est fou comme parfois certaines actualités du moment, qui n’ont en apparence rien à voir entre elles, se mettent d’elles-mêmes « en réseau », comme on dit maintenant, un réseau qui devrait normalement résonner fort dans les consciences… de ceux qui en ont une.
Tenez par exemple, il y a eu l’échec de la conférence de Copenhague sur le changement climatique. Naturellement, si je peux oser l’adverbe, le moins que l’on puisse dire est que cet échec n’est pas étonnant : les spécialistes n’en attendaient rien, du moins ils s’attendaient à ce que tous les pollueurs restent fièrement campés sur leur position de pollueurs, et ils n’ont pas été déçus, car effectivement il ne s’y est rien passé. On s’est tous quittés bons amis, en partageant le champagne et les p’tits fours, mais le fait est là : on en est au point mort.
Depuis, il y a eu l’échec de la conférence de Durban sur le changement climatique. Naturellement, si je peux oser l’adverbe, le moins que l’on puisse dire est que cet échec n’est pas étonnant : les spécialistes n’en attendaient rien, du moins ils s’attendaient à ce que tous les pollueurs restent fièrement campés sur leur position de pollueurs, et ils n’ont pas été déçus, car effectivement il ne s’y est rien passé. On s’est tous quittés bons amis, en partageant le champagne et les p’tits fours, mais le fait est là : on en est au point mort.
Comment ? Que dites-vous ? Je me répète ? Oops, effectivement.
Toujours est-il que je crains qu’à chaque fois qu’il y aura une conférence sur le changement climatique, naturellement, si je peux oser l’adverbe, ce sera un échec et ce ne sera pas étonnant car les spécialistes n’en attendront rien, si ce n’est que les pollueurs restent fièrement campés sur leur position sus citée, et ils ne seront pas déçus, car effectivement il ne s’y passera rien, on se quittera bons amis en partageant le champagne et les p’tits fours, mais on en restera au point mort.
A moins que d’ici-là une catastrophe naturelle directement et indiscutablement imputable au changement climatique ne fasse quelques millions de morts aux Etats-Unis, en Chine, en Inde… Et encore, je ne suis même pas sûr que cela suffise, car tout le problème est dans l’adverbe « indiscutablement ». Mais nous y reviendrons.
En attendant, revenons à la conférence de Copenhague et à son échec, largement prévisible puisque les spécialistes n’en attendaient rien etc. A peu près au même moment avait lieu la tempête hivernale Xynthia qui a dévasté la côte vendéenne, provoquant une montée des eaux qui a détruit moultes habitations et fait de nombreux morts.
Je ne m’étendrai pas sur les turpitudes qui ont fait qu’autant de maisons avaient pu être construites sur des zones inconstructibles qui par je ne sais quel tour de passe-passe étaient finalement redevenues constructibles. Je n’irai pas jusqu’à dire que ceux qui ont fait construire ces maisons en toute connaissance de cause ont un peu mérité ce qui leur est arrivé. Non non, je ne le dirai pas.
Peu après, juste le temps de la préparer, le magazine télévisuel Thalassa consacrait une émission au changement climatique, ce qui est déjà sujet à caution diront certains, car rien ne prouve que la Tempête Xynthia ne soit liée au changement climatique. Autrefois, il y avait des tempêtes hivernales, déjà, c’est vrai. On était peut-être moins imp(r)udent, un peu plus conscient de la supériorité de la nature, on se permettait peut-être un peu moins de jouer aux apprentis sorciers avec les zones inondables juste pour avoir un beau point de vue…
En tous cas, bien que n’étant nullement un habitué de Thalassa, je suis tombé devant ce soir-là, à tous les sens du terme comme vous allez le voir. Le reportage qui m’a particulièrement marqué était une sorte de micro-trottoir, effectué en été sur une plage de la mer méditerranée, où les journalistes demandaient aux gens qu’ils rencontraient ce qu’ils pensaient du changement climatique. Parmi de nombreuses réponses consternantes, notons-en tout particulièrement deux :
- Tout d’abord, une propriétaire d’un logement de vacances donnant directement sur une plage, qui disait que « toute façon, c’est pas sûr, les scientifiques ils disent qu’il va y avoir le réchauffement climatique et la montée des eaux, mais en vrai ils en savent rien. »
- Ensuite, une plagiste bien bronzée en maillot de bain, d’une bonne cinquantaine d’années, voisinant avec un petit garçon qui doit vraisemblablement être son petit-fils (ce détail est de première importance, comme vous allez le voir). A la question du journaliste, elle rigole et dit : « de toute façon y’a longtemps que je s’rai morte, alors ».
Dans ces deux réponses, il y a un concentré des principaux défauts qui mèneront l’homo sapiens à sa perte :
- Le déni : « ils » disent ça, mais « ils » n’en savent rien, dit le quidam moyen. Sauf que quand on parle de « ils », on parle quand même des plus grands experts mondiaux, qui sont à peu près tous unanimes, sauf exception, pour dire qu’on va droit dans le mur. Et ceux qui ne le sont pas sont généralement vendus aux pollueurs et/ou aux politiciens qui les protègent.
- Le j’m’en foutisme, un phénomène bien connu également. Tant que ça ne les touche pas directement, les hommes se foutent de tout ce que l’univers peut compter de déluges, de guerres et de meurtres en tous genres.
- L’individualisme et l’égoïsme, parallèles obligés du j’m’en foutisme, et qui, plus surprenant, s’appliquent également à l’état du monde qu’on laissera aux générations futures, c’est-à-dire à nos propres enfants. A cet égard, la fréquence avec laquelle on entend la phrase « j’m’en fous ch’rai mort » est particulièrement révélatrice.
Caricature de Cardon dans le Canard Enchaîné du 21/08/2002 que j’avais gardée car je l’avais trouvée vraiment extraordinaire et tout à fait révélatrice de l’état d’esprit des puissants. A l’époque, on pouvait encore parler de « préoccupation nouvelle », sauf que ça fait déjà 10 ans. Et que depuis, je me suis rendu compte que ce n’était pas l’état d’esprit que des puissants.
Copyrat draleuq 2010-2012, inédit.
draleuq, 17h08 ::
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:: [2 plaintes déchirantes]
28 Avril 2012 ::
« Le Télékhon »
:: Paparatzi
De la dépouille mortelle de Blatini Jean-Paul, qui va effectuer son dernier voyage sur ce tapis roulant dernier modèle.
Pardon monsieur ? Oui, tout à fait, c'est plus de 1500 degrés minute, c’est un système hydraulique, oui, oui !
C’est géré par ordinateur, mais c’est pas moi qui m’en occupons !
Ah oui, c’est de la bonne machine, c’est de marque allemande, ils ont fait leurs preuves !...
Elie Seimoun (La Maison Periglioni)
Pierre Bergé, président du Sidaction, a été très vilain. Il a dit :
"Je suis une des rares personnes qui puissent s'opposer au Téléthon puisque je suis myopathe. Soyons clair, je n'accuse personne de détourner de l'argent (...), mais j'accuse que 100 millions pour le Téléthon ne sert à rien, (…) Les organisateurs du Téléthon ont trop d'argent, ils achètent des immeubles (…) Moi je parle pour le sida, mais il n'y a pas que le sida. Le Téléthon parasite la générosité des Français d'une manière populiste, en montrant des enfants myopathes, en exhibant le malheur des enfants. Je trouve ça absolument inadmissible."
Il n’y aurait donc que les myopathes qui auraient le droit de critiquer le Téléthon, tout comme il n’y a un peu qu’Elie Seimoun, lui-même juif, qui puisse se permettre de blaguer dans ses sketchs sur l’holocauste.
Eh bien moi alors, je vais être vraiment très très vilain, car je vais critiquer le Téléthon sans être myopathe (du moins, pas aux dernières nouvelles). Il se trouve en effet que je suis tombé un peu par hasard sur 5 mn de retransmission de la fin du Téléthon et que ça m’a bien calmé. Alors vous me direz, c’était peut-être pas 24 heures comme ça, j’ai peut-être juste eu pas de chance…
Au moment donc où je me suis trouvé devant mon écran de télé, ils ont exhibé sur scène une famille composée de deux parents et de leurs cinq enfants, tous myopathes, tous en fauteuil roulant, tous dans un état pitoyable. Et quelle a été la réaction de l’immense public ? Eh bien ils se sont tous levés et ils ont applaudi à tout rompre !
Personnellement, je me serais levé aussi, mais plutôt pour leur jeter des pierres. Pas à ces pauvres gamins bien entendu, mais à leurs abrutis de parents.
Mais qu’est-ce qui a pu passer par la tête à ces débiles de continuer à se reproduire après leur premier gamin myopathe ? Admettons qu’on leur ait pas dit que ça pouvait recommencer... Allez, admettons. C’est impossible, mais admettons. Ils en ont un deuxième. Qu’est-ce qui peut encore les motiver à en avoir un troisième, car là le doute n’est plus possible : ils sont forcément au courant que ça vient d’eux. Le corps médical a dû leur dire que s’ils en veulent à tout prix d’autres, il y a la fécondation in vitro si on sait de qui ça vient, ou alors au pire l’adoption. C’est bien aussi l’adoption, y’en a plein qui s’en contentent très bien. Mais noooon, eux ils veulent pas, ces têtes de nœud, eux ils veulent continuer leur chemin de croix, leur destin, leur malédiction : ils veulent continuer à pondre des gosses myopathes, condamnés à vivre déglingués et à mourir jeunes. Ils veulent à tous prix que leur baraque soit un hôpital pour grabataires et pour moribonds. Alors ils vont en faire encore trois, pas un de moins !
Putain, mais est-ce que je suis le seul au monde à penser que quand on fait un enfant handicapé, il est de notre devoir d’être humain de tout faire pour ne pas en avoir un second (sans parler d’un 3ème, un 4ème et un 5ème), même si ça conduit à ne plus avoir d’enfant du tout ?
Pour moi ce ne sont pas des applaudissements qu’ils méritent, mais des beignes dans la gueule. Et encore, je suis gentil !
Ça me rappelle une famille qu’on avait à l’école. Que des filles, toutes sourdes. On avait beau essayer d’expliquer aux parents qu’il faudrait peut-être penser à arrêter, de toutes façons c’était le père qui décidait. Et il comprenait pas ce qu’on lui disait, il était sourd.
Donc oui, je comprends la colère d’un président du Sidaction qui ne récolte que 5 millions d’euros pendant que le Téléthon en récolte 100 millions. Ça nous rappelle que les mœurs n’ont pas tant évolué que ça depuis les années 80-90, quand le SIDA était surnommé « la peste homosexuelle ». C’est pas bien d’avoir le SIDA. Si t’as le SIDA, c’est forcément que t’as quelque chose à te reprocher, maintenant que les transfusions sont sécurisées. Le SIDA n’est pas bankable. Alors que les maladies génétiques, ça oui, c’est super bankable, car c’est vraiment trop inzuste, ça te tombe dessus dès la naissance, c’est prédéterminé dans tes gènes, il n’y a rien que tu puisses faire ou ne pas faire pour y échapper. Et souvent, ça commence à te foutre en l’air dès l’enfance. Des enfants qui souffrent et qui crèvent, ça, oui, c’est vendeur.
Oui, pour moi, cet écart de 1 à 20 entre un Sidaction et un Téléthon est obscène, car il n’y a pas de souffrance qui soit plus valable qu’une autre souffrance.
Copyrat draleuq 2010-2012, inédit
draleuq, 17h01 ::
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:: [0 observation emphatique]
25 Avril 2012 ::
« Les suisses idées »
:: Paparatzi
Cette chronique et les deux qui suivent étaient quasi prêtes à être publiées au moment du suicide de mon blog précédent fin 2009 (d'où le titre... ce n'est pas -seulement- un jeu de mot pourri, c'est aussi un clin d'oeil !). Du coup, je les revisite un peu au passage en les enrichissant éventuellement de faits plus récents, d'où le "2010-2012". Après cette information primordiale, entrons dans le vif du sujet.
Les Suisses se sont encore rendus aux urnes pour un référendum. C’est un sport national chez nos voisins. On leur posait plusieurs questions parmi lesquelles :
- Faut-il interdire la construction de nouveaux minarets sur le territoire helvétique ?
- Faut-il continuer à vendre des armes à l’étranger ?
Et comme nos amis sont des gens très positifs, ils ont dit deux fois oui. Bon, c’est vrai que pour les minarets, ça équivalait à un non, puisque oui à l’interdiction, c’est non. Donc oui à la vente d’armes et non aux minarets.
Naturellement, ce résultat sans équivoque n’a pas manqué de provoquer commentaires et tollés en Suisse comme à l’étranger, et nous les frenchies n’en avons pas été avares. Le monde musulman lui aussi est très choqué. Aux dernières nouvelles, il envisage les représailles suivantes :
- Embargo sur le chocolat suisse
à Noël pour la rupture de jeûne du Ramadhan de l’an prochain, insh'Allah.
- L’emmental suisse perdrait le statut d’halal et deviendrait haram, insh'Allah.
- Remplacement des petits suisses par des yaourts bulgares, insh'Allah.
-
Boycott des banques suisses par les princes saoudiens (faut ptêt pas déconner non plus, hein !)
De notre côté de la frontière, certains s’amusent qu’au moment même où les Suisses interdisent la construction de nouveaux minarets, leur gouvernement protège un minaret comme monument historique : celui de Serrières, le plus ancien du pays, construit par le fondateur de la Chocolaterie Suchard en 1865. Ah ah, oui, quelle ironie effectivement, un minaret rococo dû à la folie des grandeurs d’un chocolatier du XIXème siècle, c’est vrai que ça a une grande valeur religieuse et qu’il y a de quoi bien se fendre la gueule ! Je vous jure que pour certains internautes, c’était pourtant la meilleure de l’année.
A gauche : le minaret Suchard de Serrières
A droite : le "miniminaret et son minimam", initiative d'une imprimerie suisse que chacun pouvait plier, construire, et poser sur sa fenêtre en signe de protestation contre le résultat de ce référendum inique.
Certains fustigent le peu de moralité du peuple suisse : non aux minarets chez eux, mais d’accord pour vendre des armes à ceux qui construisent des minarets ailleurs…
D’autres félicitent au contraire les suisses de dire tout haut ce que les français pensent tout bas, et beaucoup envient aux suisses cette possibilité qu’ils ont de se prononcer sur tout par référendum. Eh oui, le Peuple de France est jaloux, il aurait tant voulu refuser par référendum l’abolition de la peine de mort en 1981 !
Pourtant, on ne devrait pas envier la démocratie suisse.
Nous n’avons peut-être pas le référendum, mais nous avons mieux que cela : nous, nous avons LE DEBAT.
Tenez, par exemple, moi, en tant qu’éminent directeur d’école, j’ai été invité au débat sur l’identité nationale, pardon, sur l'Identité Nationaaaaale. Si si, j’ai reçu une invitation écrite en bonne et due forme, signé de la main du Préfet himself. Bon, c’est vrai que la lettre est arrivée un jour
après le débat, mais l’intention était là.
C’est bien ce que je vous disais : nous en France on ne se prononce pas, on débat.
Depuis cet évènement, a été également votée en France une loi interdisant de circuler sur la voie publique avec le visage masqué ou voilé, ce qui a bien sûr été tout de suite interprété par certains musulmans comme une agression contre leur religion, mais pas seulement ! Il y en a aussi - j'en connais - parmi les non musulmans, qui ont été scandalisés par cette loi inique portant atteinte aux libertés individuelles. Pour ceux-là, une seule solution, la BURQA POUR CHIEN.
La Burqa pour Chien, Mesdames et Messieurs, vous est proposée à un prix très modique (cartes bleues acceptées) par la SARL Freedom For All. Cette idée de génie vous permet de protester contre l'interdiction du port de la Burqa tout en restant dans la légalité ! Alors, amis de la liberté de culte et de la liberté individuelle, n'hésitez plus, exprimez votre colère sans risque, grâce à la BURQA POUR CHIEN !
Copyrat draleuq 2010-2012, inédit
draleuq, 09h21 ::
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:: [0 poignant panégyrique]
20 Avril 2012 ::
« Scan-da-leux ! »
:: Paparatzi
Cela fait un bout de temps que sans savoir pourquoi ni comment (quoi que, en y réfléchissant…), je suis complètement coupé de nos chers médias, et voilà que depuis deux jours, peut-être mu par le mutisme de mon blog, je me dis qu’il faut à tout prix que je m’informe.
Edifiante est l’actualité encore une fois…
Le premier titre d’hier soir, déjà, commençait par une foule de péjosuperlatifs : « écœurant », « consternant », et j’en passe et des meilleurs, de ces adjectifs que l’on n’emploie même pas à la télé pour qualifier quelqu’un qui a violé une gamine avant de la découper en morceaux (ou après, d'ailleurs).
Alors quel était cet attentat ignoble, cet odieux crime contre l’humanité qui justifiait brutalement ces gros titres et tout ce fiel journaleux ?
Des malfrats ont cambriolé les Restos du Cœur en Loire-Atlantique et ont volé 300 jouets neufs.
Rendez-vous compte ! ILS ont VOLE 300 JOUETS NEUFS destinés aux ENFANTS
PAUVRES !
Voici un commentaire d’internaute pris
au hasard sur le site de Libération, pour montrer combien grande est l'indignation du français moyen :
« Au lieu de dérober des jouets pour des enfants dont les parents ont de véritables difficultés, vous feriez mieux de voler aux riches pour amener votre butin aux restaurants du cœur.
Un mot pour vous décrire "MONGOLIEN" et encore les mongoliens ont plus de cerveaux que vous. »
Et c’est signé « Pignon ». Diable, dans quel film ai-je déjà entendu ce nom-là ? C’est terrible, les trous de mémoire.
Merci donc, Pignon, pour cette contribution à la valeur à la fois morale et scientifique, puisqu’elle nous permet en plus d’apprendre que les mongoliens ont plusieurs cerveaux, ce qui va sans doute révolutionner la recherche !
Au risque d’être quelque peu à contre-courant, mon cher Pignon, je prétends pour ma part que de toute façon tout se chourre de nos jours, y compris les tuyaux de cuivre sur les chantiers, les organes des clochards ou des gens du tiers-monde, et que je suis pour ma part bien en peine de trouver un vol de jouets de Noël (fût-il pour les enfants pauvres) plus choquant que le vol à l’arraché du sac d’une octogénaire, le vol avec effraction d’une voiture qu’un jeunot a économisé des années pour s’acheter, ou le cambriolage de la télé, du PC, de la chaîne hi-fi et de tout ce qui peut avoir une quelconque valeur dans l’appartement d’un couple de smicards.
Je pousserai même le vice jusqu’à dire que nous avons affaire à d’authentiques philanthropes ! Car que voit-on ? Dès que le cambriolage a été connu, un véritable afflux de dons en jouets et en argent est arrivé aussitôt des particuliers, mais aussi des entreprises comme Joué Club (1000 jouets neufs, soit trois fois plus que le nombre de jouets volés) ou le FC Nantes (100 maillots neufs, même si c’est trop des nuls, vas y !)…
Bref, suite à ce fait divers, les Restos du Cœur atteints dans leur chair n’auront probablement jamais eu autant de jouets à distribuer à ces braves enfants pauvres.
Il y a de quoi faire des émules, et susciter des vocations, surtout à l’heure où le gouvernement encourage l’auto-entreprise, et où le service aux personnes est LE grand débouché professionnel de demain.
Du coup, je commence à bosser sur ma comm pour créer mon entreprise, et justement je voulais vous soumettre l’affiche de ma première campagne publicitaire pour savoir ce que vous en pensiez :
Copyrat draleuq janvier 2010
draleuq, 23h54 ::
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:: [0 assertion inepte]
8 Avril 2012 ::
« Une voix d'or dans un corps de boudin »
:: Paparatzi
La beauté est une. Seule la laideur est multiple.
Jules Barbey d'Aurevilly ("Les Diaboliques")
Je ne sais pas si vous avez remarqué comme moi, ces derniers temps, l’arrivée d’un nouveau mot sur toutes les lèvres médiatiques, j’ai nommé le « buzz ». A ce train-là, je me demande souvent à quoi ressemblera la langue française dans quelques décennies…
Sans qu’il soit possible d’identifier qui exactement se trouve à l’origine de ce néologisme onomatopéen, le « buzz » s’est imposé en quelques mois tout au plus comme un terme incontournable des radios et des émissions de télé tendance.
Il faut, si j’ai bien compris, entendre par « buzz », LE truc dont tout le monde parle, et surtout, le truc que tout le monde se passe sur internet. Souvent, ce sera un lien You Tube qui fait le tour du monde du web en quelques jours par le biais des forums et des e-mails.
Ah, le web ! Cette si merveilleuse invention, dont le seul énorme défaut est son inventeur lui-même, et à la fois surtout son utilisateur, l’homo sapiens.
Ainsi donc, parmi les « buzz » qui ont secoué la planète ce printemps, on trouve Mrs Susan Boyle, cette dame écossaise de 48 ans, jusqu’alors inconnue, qui est passée dans une émission de télé réalité anglaise ressemblant fortement à la « Nouvelle Star », si ce n’est qu’elle n’était pas ouverte qu’aux chanteurs ou pseudo-chanteurs.
Et donc, il s’est avéré qu’elle chantait très bien. Vraiment très bien. Où est le « buzz » me direz-vous ? Car jusqu’ici, rien de très exceptionnel. Les opéras, par exemple, regorgent d’excellents chanteurs méconnus, parce que l’opéra franchement c’est has been, à part pour les bourges.
Le « buzz » n’est pas que Susan chante super bien, non. Le « buzz », c’est qu’elle chante super bien tout en étant laide. Et ça, apparemment, il n’en faut pas plus pour que ça troue le cul à tout le monde.
Car ce qui a fait le tour du monde, paraît-il, c’est le film de la première audition de Susan devant le « jury ». Je dis « parait-il », parce que je n’ai pas vu cette séquence, et ne m’en porte pas plus mal.
Lorsque Susan arrive devant le « jury », bien potelée du haut de ses 48 balais et de son physique pour le moins ordinaire, probablement fagotée comme l’as de pique et avec un brushing fait chez un coiffeur qui va faire faillite maintenant qu’elle est connue, les « jurés » sont morts de rire, ou tout au moins tirent une tronche de dix pieds de long en subodorant que leurs oreilles vont subir un calvaire.
Et là, surprise, elle chante bien. Elle chante même excellemment bien. Alors, avec le sens du cinoche pour lequel ils ont été embauchés, les « jurés » se prosternent devant la diva, se confondent en excuses, en pleurent d’émotion, et commence la légende…
La première fois qu’on m’en a parlé, avant même que je ne voie à quoi elle ressemblait, je m’imaginais une sorte de monstre difforme, avec un bec de lièvre, deux rangées de chicots pourris, un œil plus haut que l’autre, le nez de travers, le visage plein de pustules ou de crevasses, les cheveux gras et les oreilles décollées. Et en fait, rien de tout ça. Elle n’est même pas vraiment laide, elle est ordinaire, de l’ordinaire de celles qui ne savent pas, ou qui n’ont pas l’envie, le temps ou l’argent pour « se mettre à leur avantage ». Si elle est laide, alors allons dans les rues de centre ville un samedi après-midi, et l’on verra un laideron tous les cinq mètres.

Descendons sur terre, enfin. Ce n’est pas pour les gens normaux qu’elle est laide, mais bien pour le monde du show biz (du show buzz ?) où règne la loi du BCBG (Beau Cul Belle Gueule), où tout « artiste » chante a priori au moins autant avec sa tête et son cul qu’avec sa voix (et encore, je reste gentil en disant « au moins autant »)
Alors que pas plus de 10 % de la population n’est douée d’un physique « cinégénique », comment expliquer que 100 % des gagnants aux émissions type Star Ac - Nouvelle Star le sont ? Pourrait-on prouver scientifiquement que seuls les beaux chantent bien ?
Alors évidemment, il n’est pas étonnant que le « menu peuple » érige Susan Boyle en symbole. C’est en quelque sorte leur petite revanche à eux. La revanche des boudins ordinaires. Et le phénomène est, comme on pouvait s’y attendre, largement relayé par nos amis les journalistes et leurs bonnes formules superlatives imagées :
« Susan Boyle, la voix en or » ou « Susan Boyle, la voix d’ange », lit-on ou entend-on ici et là. Mais c’est fou comme malgré nous on entend, en filigranes, grincer la fin de la phrase, qui n’est que trop sous-entendue par cette accroche ronflante et tellement exagérée : « … dans un corps de boudin ».
Susan Boyle a été un « buzz » à 20 % parce qu’elle chante bien, à 80 % parce qu’elle est « laide », ou plus précisément parce qu’elle ne cadre pas avec les canons de beauté en vigueur à la télévijeune.
Certains trouvent que c’est formidable, et d’autant plus formidable que ça va lancer sa carrière car on lui a déjà proposé un super contrat et tatati et tatata. Tant mieux pour elle, certes, si ça peut lui faciliter financièrement la fin de son existence.
Moi, je trouve ça indécent. Et d’autant plus indécent que si on lui a déjà proposé un super contrat, c’est à 20 % parce qu’elle chante bien, à 80 % parce qu’elle a fait un « buzz » consécutif non à son talent, mais à sa « laideur ».
Copyrat draleuq 2009
draleuq, 12h34 ::
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:: [4 provocations]
7 Avril 2012 ::
« Omaha bitch »
:: Paparatzi
La semaine dernière, je décidai inopinément de regarder à la télé (honte sur moi) la cérémonie du 65ème anniversaire du débarquement de Normandie, embellie de la présence de Barack himself. Soyons honnête, j’ai trouvé Sarko plutôt bon. Enfin en tous cas, j’ai trouvé plutôt bon celui qui avait écrit son discours.
Ceux que j’ai trouvés nettement moins bons en revanche, ce sont les journalistes, mais me direz-vous, ce n’est pas un scoop. Celle qui m’a ulcéré en particulier, c’est la grognasse inconnue au bataillon qui a interviewé un vétéran français qui avait débarqué à Omaha avec les Américains, détail intéressant puisqu’il se dit généralement que les seuls Français à avoir débarqué le 6 juin sont les 177 commandos marine, dits « commandos Kieffer » qui attaquèrent le casino de Ouistreham après avoir débarqué à Sword Beach avec les britanniques.
La journaleuse demande donc à ce monsieur « ce qu’il a ressenti lorsqu’il a débarqué », question puissante s’il en est, tant on se doutait bien qu’il n’allait pas dire qu’il avait le cœur léger et l’humeur blagueuse. Le monsieur ne tient donc pas compte, du moins dans un premier temps, de la requête, et préfère se présenter, commencer à dire d’où il vient et, probablement, projette-t-il de révéler comment il en est arrivé là. Je dis probablement, car bien entendu la grognasse ne va pas le laisser finir. Pourtant, ç’aurait été intéressant, justement, de savoir ce qui l’avait amené à porter l’uniforme américain et à se retrouver sur Bloody Omaha en plein carnage. Mais foin de ces considérations historiques, car il est vrai que les téléspectateurs qui regardent cette émission sont sans doute bien loin d’avoir le moindre intérêt pour l’histoire. A peine parle-t-il depuis quelques secondes que cette ****** lui coupe la parole comme une mal embouchée, lui faisant bien comprendre qu’elle se tape royalement de ce qu’il était en train de lui dire, et elle lui ressert sa question gag. Le voilà donc bien obligé de rentrer dans le moule et de répondre des lieux communs.
J’aimerais savoir, une bonne fois pour toutes, pourquoi les journalistes interrogent des gens s’ils ne veulent pas les laisser répondre.
Alors bien sûr, il est fort possible que cette brave sous-fifre n’ait pas décidé ça toute seule. Probablement a-t-elle reçu dans son oreillette un ordre lui demandant de le faire taire et qu’il réponde seulement à la question, merde. C’est pas comme si c’était un des derniers témoins vivants francophones de cette tragédie, quand même !
Ou peut-être tout simplement son temps était-il compté et savait-elle qu’elle devait rendre l’antenne coûte que coûte au bout d’une minute et vingt deux secondes.
Mais curieusement, le temps de Jean-Claude Narcy, pour notre plus grand malheur, n’était pas compté, lui. Et personne n’était là pour le faire taire lorsqu’il expliquait que Mme Michelle Obama et Mme Carla Bruni Sarkozy étaient vraiment bien assorties car elles portaient toutes les deux une superbe robe blanche, même si l’une des deux tirait un peu plus sur le blanc crème…
Obama et l'un de "ses deux téléscripteurs translucides qui le suivent dans tous ses déplacements"
(copyright "les super scoops de Jean Claude Narcy")
Copyrat draleuq 2009
draleuq, 13h26 ::
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