Le lion & le rat (Le Tref & l'Aucube)

J'en ai
vraiment
rat le cul...
Et ta soeur ?
Somme toute, Dieu répudie parfaitement la démocratie, tant et si bien que la perfidie se délite en courant vers le néant de l'individualisme
Lao Meuh ::
Le lion & le rat (Le Tref & l'Aucube)

18 Août 2011 ::

« France profonde - 2 : fuir l'envahisseur »

:: Baratin



Sauve qui peut !

Quand vient l'été les familles amènent leurs enfants au bord de la mer dans l'espoir, souvent déçu, de noyer les plus laids.

Alphonse Allais




Cette photo a été prise cet après-midi de mon balcon.
Nous sommes passés, en 24 heures, du mois d'octobre au mois de juillet.
La température est de 28 degrés celsius, le soleil au beau fixe.
Les effets ne se sont pas fait attendre.
Ils sont arrivés. Ils sont là.

Moralité : je me casse pour une semaine en Corrèze, dans le Cantal, je sais pas où, mais quelque part dans les verts pâturages du trou du cul de la France, loin de ces envahisseurs cramoisis en maillot de bain.
Le blog ne me suit pas là-bas, il ne reste pas ici non plus, il demeure dans l'éther numérique, loin de la surpopulation humanoïde.
Il relatera peut-être les tribulations de son auteur dans ces contrées désertifiées.
Après ses vacances.
Il y a droit aussi, zut alors.

Et bien sûr, vive la France !
N'oubliez pas votre petit drapeau tricolore à la fenêtre, ça fera plaisir à Ségo !


J’aime les bouchons estivaux

Plutôt la Corrèze que le Zambèze

Raymond Cartier (Paris-Match)


Le voyage a fort bien commencé, par des kilomètres de bouchon. En sens inverse bien entendu. Vous pensiez vraiment que je pourrais me retrouver dans un bouchon, moi ? Non, désolé, je n’aime que les croiser, sans effleurer le frein une seule fois, sans même rétrograder, avec un sourire narquois au coin des lèvres.
J’ai d’autant plus aimé ce bouchon que je savais que ces sympathiques automobilistes se rendaient exactement dans l’endroit d’où je venais et allaient s’ajouter aux autres, déjà alignés sur les plages. En quelque sorte, ce bouchon n’a fait que me conforter dans ma fuite éperdue.

Dans les jours qui ont suivi, lorsque j’ai appris que le double effet soleil-chaleur n’avait été qu’un pétard mouillé (et même très mouillé d’ailleurs) et qu’un simili mois d’octobre avait fait son retour illico avec force vent et pluie, privant les plagistes de plage, si ce n’est en pantalon et en k-way, j’ai eu une petite pensée pour eux alors que l’astre du jour me chauffait les épaules en même temps que ces bons vieux toits de lauze corréziens.
Supporter tous ces encombrements pour un temps à ne pas mettre un chien dehors, quand même, tous les vacanciers n’ont pas une vie facile !


« Plutôt la Corrèze que sans baise ! » disait donc Cartier. Ce panneau indicateur en forme d’avertissement, rencontré en cours de route, prouve à l’évidence que l’un n’empêche pas l’autre ! Qu'on se le dise donc, à partir de ce point, fini de rire !

Et un mythe s’effondra

Les indispensables pauses sur les aires d’autoroutes, sans lesquelles nos vacances estivales seraient bien mornotones (copyright pour le néologisme), permettent à la fois aux enfants de se dégourdir les jambes, et au conducteur que je suis de se détendre en observant la faune bigarrée qui s’y ébat dans cette ambiance si spéciale mêlée d’empressement et de douceur de vivre.

C’est à l’occasion de l’une de ces pauses que je fus frappé par un spectacle qui allait remettre en cause certains fondements de mes représentations mentales.
Je m’explique : sur cette aire, il y avait d’un côté une station service avec toutes commodités à l’intérieur (toilettes gratuites, table à langer, douche…) et de l’autre côté, une aire de repos avec tables de pique-nique ombragées, mais également toilettes gratuites et propres. Entre les deux, il y avait le parking, plus quelques poubelles protégées par des containers de béton.
En revenant de l’aire de repos vers le parking, j’assistai, médusé, au spectacle suivant : un monsieur d’une cinquantaine d’année, belge de son état comme en témoignait sa voiture garée juste à côté, était en train d’uriner avec entrain et sans nulle gêne sur un des containers poubelle sus cités, au su et au vu des passants assez nombreux, dont j’étais.
Loin de moi l’idée qu’un Français n’eût pas pu se comporter de la sorte. Mais là où le mythe s’effondre, c’est que j’avais vu passer sur internet, il y a de cela un moment déjà, une série « d’histoires françaises racontées par des belges », qui nous prennent pour des cons comme nous les prenons pour des cons (encore que les histoires belges sont un peu en voie de disparition au profit des histoires de blondes). Ces histoires étaient différentes des nôtres. Là où les « histoires belges » fustigeaient la soi disant stupidité de nos voisins du Nord, les « histoires françaises » s’attaquaient plutôt à notre arrogance et à notre manque d’hygiène.
Je me souviens notamment de : « Pourquoi les autoroutes françaises ne sont pas éclairées ? Parce que les Français se prennent pour des lumières » et de : « Pourquoi les Français disent aller aux toilettes au lieu d’aller à la toilette ? Parce que les Français sont tellement crades qu’il faut faire plusieurs toilettes avant d’en trouver une propre. »
Aussi, depuis ce temps-là, je croyais sincèrement que nos amis belges, eux, étaient capables de laisser des toilettes (pardon, une toilette), aussi propres qu’ils les/la trouvent.
Alors qu’en fait, si leurs toilettes sont si propres, c’est parce qu’ils pissent sur les poubelles.

Les trucs qui fâchent

Evidemment, même quand on prend toutes les précautions misanthropiques d’usage pour éviter le pire, les ressources de ce parasite d’humain sont toujours infinies pour réussir à t’emmerder quand même. Et si ça ne suffit pas, le monde animal s’en mêle aussi. Tout petit glossaire :

- Caravane : accessoire que certains normands mettent derrière leur bagnole pour venir se mettre devant toi juste au début d’une descente de plusieurs kilomètres bourrée de virages bien sinueux que tu aurais aimé descendre à 80 tel un Fangio des temps modernes, mais que tu vas devoir te taper à 40 en maudissant la Normandie.

- Enfants : êtres adorables et adorés (surtout quand ce sont les tiens) qui te posent des questions sans arrêt, auxquelles tu t’efforces de répondre parce que tu es un bon papa, qui se chamaillent, profitant ainsi copieusement de ta quasi impuissance à régler leurs petits conflits, qui n’arrêtent pas d’avoir faim, soif, envie de faire pipi, de te demander quand est-ce qu’on arrive, et qui bien entendu refusent obstinément de s’endormir, même lorsque tu as tout prévu pour leur assurer un maximum de confort, à une exception près : lorsque tu te trouves à moins d’une demi-heure de l’arrivée tant attendue. Là seulement, les enfants s’endormiront très profondément, épuisés par tant de questions et tant de chamailleries, à tel point que tu ne parviendras pas à les réveiller et que tu devras te taper toute l’installation seul.

- Insectes : animaux souvent assez répugnants, bien qu’utiles, qui aiment à venir se suicider en grand nombre sur ton pare-brise, avec des effets aussi dévastateurs pour leur enveloppe corporelle que pour un kamikaze bourré de dynamite. Heureusement pour ta voiture, les insectes sont plus petits et ignorent l’usage des explosifs. Il n’en demeure pas moins que ces suicides de masse peuvent considérablement diminuer la transparence de ton pare-brise. Surtout juste au moment où la pompe du lave vitre tombe en panne.





Copyrat draleuq 2007

draleuq, 08h20 :: :: :: [2 cris de désespoirs]

:: COMMENTAIRES

 Brath-z , le 18/08/2011 à 16h53

Le "ptérodactyle" m'a tué !

Pardon : m'a tuer.

 draleuq , le 18/08/2011 à 21h48

Nous aussi, il a bien failli nous tuer ! Fort heureusement, il n'a fait qu'exploser le pare-brise.
A moins que ce ne soit moi qui ait explosé le pare-brise en tirant sur la caravane.
Vous savez M'sieur l'agent, tout a été très vite !
Et puis ça fait 4 ans, j'me souviens pas bien de tous les détails...

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